{"id":1375,"date":"2016-10-23T18:43:12","date_gmt":"2016-10-23T17:43:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/?p=1375"},"modified":"2016-10-24T22:16:01","modified_gmt":"2016-10-24T21:16:01","slug":"grossesse-danger-antidepresseurs-de-depression","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/grossesse-danger-antidepresseurs-de-depression\/","title":{"rendered":"Grossesse: danger des antid\u00e9presseurs&#8230; ou de la d\u00e9pression ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Les 20 derni\u00e8res ann\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par l\u2019approfondissement des recherches portant sur la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019usage des antid\u00e9presseurs inhibiteurs de recapture de la s\u00e9rotonine (I.S.R.S) pris pendant la grossesse par des femmes enceintes atteintes de d\u00e9pression. Les recherches\u00a0ont port\u00e9 sur le risque de malformation\u00a0(t\u00e9ratog\u00e9nie), sur le risque de sevrage n\u00e9onatal induit, et sur des probl\u00e8mes m\u00e9dicaux sp\u00e9cifiques tels que l&rsquo;hypertension pulmonaire persistante du nouveau-n\u00e9. Un\u00a0int\u00e9r\u00eat croissant pour la psychiatrie p\u00e9rinatale s\u2019illustre au travers de\u00a0la publication de plusieurs centaines d&rsquo;articles, sur les 10 derni\u00e8res ann\u00e9es, \u00e9valuant le risque \u00a0d&rsquo;une exposition \u00e0 un I.S.R.S pendant le premier trimestre de la grossesse. La grande majorit\u00e9 de ces rapports ne met pas en \u00e9vidence un risque t\u00e9ratog\u00e8ne significatif.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Il est indispensable de comprendre\u00a0que, pour peser v\u00e9ritablement les risques relatifs \u00e0 l&rsquo;usage d\u2019antid\u00e9presseurs durant la grossesse sur le d\u00e9veloppement neurologique de l\u2019enfant, il est\u00a0n\u00e9cessaire d\u2019\u00e9valuer \u00e9galement ceux qu&rsquo;engendrent la d\u00e9pression non trait\u00e9e chez la\u00a0femme enceinte. <\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><!--more--><\/p>\n<h1><\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\">G\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00e9tudes portant sur les effets \u00e0 long terme de l\u2019exposition du f\u0153tus aux I.S.R.S font d\u00e9faut, restant \u00e0 ce jour limit\u00e9es \u00e0 de petites enqu\u00eates de cohorte*. De plus, l\u2019usage de substances (comme l\u2019alcool et\/ou le tabac) constituent souvent des variables susceptibles biaiser les r\u00e9sultats lorsqu&rsquo;elles ne sont pas\u00a0prises en compte dans leur interpr\u00e9tation. Enfin, on manque d\u2019\u00e9valuations structur\u00e9es et fiables du d\u00e9veloppement psychomoteur des enfants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur\u00a0la derni\u00e8re d\u00e9cennie, on a pu assister \u00e0\u00a0des avanc\u00e9es majeures dans les\u00a0rapports portant sur\u00a0la s\u00e9curit\u00e9 des antid\u00e9presseurs durant la grossesse. Une entre elle a \u00e9t\u00e9\u00a0la\u00a0prise de conscience d&rsquo;une absolue\u00a0n\u00e9cessit\u00e9 de tenir compte des autres \u00e9ventuelles expositions.\u00a0Ainsi, l&rsquo;effet des maladies psychiatriques maternelles non trait\u00e9es, sur le risque obst\u00e9trical, n\u00e9onatal, et \u00e0 long terme, les cons\u00e9quences cognitives et comportementales des enfants, doit-\u00eatre \u00e9valu\u00e9. Ceci s\u2019est vite confirm\u00e9 comme particuli\u00e8rement incontournable. Un grand nombre d\u2019article a d\u00e9montr\u00e9\u00a0les effets n\u00e9fastes de la d\u00e9pression non trait\u00e9e sur une multitude de r\u00e9sultats obst\u00e9tricaux et n\u00e9onataux. Il en serait\u00a0de m\u00eame concernant l&rsquo;effet de la maladie psychiatrique maternelle sur le d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur de l&rsquo;enfant. Une question centrale reste pourtant\u00a0pour l\u2019heure sans r\u00e9ponse\u00a0: <em><strong>comment et par quels m\u00e9canismes la maladie psychique de la m\u00e8re, non trait\u00e9e, affecte le d\u00e9veloppement c\u00e9r\u00e9bral du f\u0153tus, augmente le risque de dysr\u00e9gulation neuro-d\u00e9veloppementale et affecte sur le long terme la psychopathologie des enfants ?<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Article du Journal of American Medical Association<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un article du <em>JAMA*\u00a0of\u00a0Psychiatry<\/em>\u00a0de ce mois-ci, Brown et ses collaborateurs tentent de savoir si l&rsquo;exposition aux I.S.R.S pendant la grossesse est associ\u00e9e \u00e0 des troubles de la parole, du langage (troubles <em>DYS<\/em>), de la fonction neuro-motrice et\/ou \u00e0 l\u2019\u00e9chec scolaire, chez des enfants \u00e9valu\u00e9s \u00e0 leur\u00a0entr\u00e9e dans l\u2019adolescence. Ils s&rsquo;appuient sur\u00a0un \u00e9chantillon tr\u00e8s important de 845 345 femmes enceintes via\u00a0une base de donn\u00e9es finlandaise, pour d\u00e9crire\u00a0<strong>un plus grand risque de troubles de parole et\/ou du langage dans le groupe expos\u00e9s aux I.S.R.S &#8230;\u00a0mais aussi\u00a0dans le groupe sans traitement\u00a0malgr\u00e9 un diagnostic de d\u00e9pression, par rapport aux femmes\u00a0sans trouble de l\u2019humeur !<\/strong>\u00a0La comparaison entre les enfants\u00a0expos\u00e9s aux I.S.R.S avec ceux\u00a0qui furent expos\u00e9s \u00e0 une\u00a0d\u00e9pression maternelle sans traitement\u00a0n\u2019a donn\u00e9 aucune diff\u00e9rence dans dans les r\u00e9sultats neurod\u00e9veloppementaux \u00e9tudi\u00e9s. Seule une diff\u00e9rence r\u00e9apparait entre les nourrissons expos\u00e9s aux I.S.R.S et les nourrissons qui ne le furent pas (mais dont les m\u00e8res \u00e9taient d\u00e9prim\u00e9es) d\u00e8s lors qu\u2019on prend\u00a0en consid\u00e9ration la poly-prescription d\u2019un plus grand nombre d\u2019I.S.R.S pendant la grossesse. Observe-ton alors l\u2019effet des multiples\u00a0prescriptions de psychotropes ou bien celui d\u2019une \u00a0plus grande\u00a0s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la d\u00e9pression (susceptible alors d\u2019expliquer le plus grand nombre de sp\u00e9cialit\u00e9s pharmacologiques essay\u00e9es)\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Compte tenu des\u00a0\u00e9videntes limites m\u00e9thodologiques, associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;analyse de bases de donn\u00e9es administratives de type \u00ab\u00a0<em>big data<\/em>\u00a0\u00bb (pas sp\u00e9cifiquement con\u00e7ues pour fournir des r\u00e9ponses aux questions pos\u00e9es par les \u00e9tudes qui en d\u00e9coulent pourtant), on peut se demander quelles sont r\u00e9ellement les conclusions exploitables des donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es. Malgr\u00e9 des \u00e9chantillons de grande taille, il existe des incertitudes\u00a0certaines sur les donn\u00e9es en ce qui concerne la \u00a0validit\u00e9 diagnostique, la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la maladie, la dur\u00e9e pr\u00e9cise de l&rsquo;exposition aux traitements, et m\u00eame sur\u00a0la prise effective du m\u00e9dicament&#8230; La fr\u00e9quence des probl\u00e8mes de parole\/langage ayant justifi\u00e9s d&rsquo;une orientation\u00a0vers des soins sp\u00e9cialis\u00e9s (sans existence de crit\u00e8re sp\u00e9cifique pour un tel renvoi) est\u00a0relativement faible. Ces troubles sont survenus chez:<\/p>\n<ul>\n<li>\u00a01,6% des patients du groupe expos\u00e9 aux I.S.R.S,<\/li>\n<li>1,9% dans le groupe non expos\u00e9 aux traitements mais \u00e0 la d\u00e9pression,<\/li>\n<li>1,0% dans le groupe \u00ab\u00a0t\u00e9moin\u00a0\u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Observe-t\u2019on des r\u00e9sultats vraiment significatifs justifiant d\u2019une \u00e9tude plus approfondie ou est-ce juste un <em>bruit de fond<\/em> parasite de l\u2019\u00e9tude ? Comme d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9, il est \u00e9galement possible que la survenue d&rsquo;un risque accru de troubles de parole\/du langage parmi les femmes qui se sont vus prescrire le plus grand nombre de traitement I.S.R.S pendant la grossesse refl\u00e8te un groupe parmi lequel les femmes ont pr\u00e9sent\u00e9 les d\u00e9pressions les plus s\u00e9v\u00e8re pendant leur grossesse (par rapport \u00e0 celle chez qui un diagnostic de d\u00e9pression a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9e sans qu\u2019un traitement antid\u00e9presseur n&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 administr\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Alors, est-ce qu&rsquo;on mesure vraiment l&rsquo;effet des traitements antid\u00e9presseurs ou celui de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 d\u00e9pressive sur l&rsquo;enfant ? Les enjeux de cette d\u00e9licate interpr\u00e9tation sont essentiels,\u00a0susceptibles\u00a0de justifier\u00a0des d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques oppos\u00e9es: abstention\u00a0th\u00e9rapeutique ou, au contraire, adaptation optimale du traitement m\u00e9dicamenteux ? En effet, la grossesse diminue naturellement la concentration sanguine en\u00a0m\u00e9dicament chez la patiente enceinte. Cette \u00ab\u00a0dilution\u00a0\u00bb\u00a0m\u00e9dicamenteuse\u00a0induit un risque\u00a0d&rsquo;inefficacit\u00e9 si on augmente pas la\u00a0posologie en cons\u00e9quence&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Conclusion<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les chercheurs sont confront\u00e9s \u00e0\u00a0un sujet de sant\u00e9 publique essentiel. La question de l&rsquo;attitude m\u00e9dicale face \u00e0 la d\u00e9pression de la femme enceinte, est l&rsquo;objet de discussions interminables entre m\u00e9decins traitants, gyn\u00e9cologues, p\u00e9diatres et psychiatres. Les patients et leurs proches sont bien souvent perdus au sein des arguments parfois contradictoires de leurs interlocuteurs m\u00e9dicaux. Les obst\u00e9triciens ont tendance \u00e0 pr\u00f4ner l&rsquo;absence d&rsquo;antid\u00e9presseur (ne serait-ce que par <em>principe de pr\u00e9caution<\/em>), les psychiatres ont la lourde t\u00e2che de rappeler l&rsquo;impact hormonal des troubles thymiques (comme anxieux) et les cons\u00e9quences potentielles sur le d\u00e9veloppement du foetus&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Seule une recherche syst\u00e9matique, au del\u00e0 des r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires, et la r\u00e9plication scientifique peut mener \u00e0 des crit\u00e8res pr\u00e9cis pour guider la d\u00e9cision th\u00e9rapeutique, via l\u2019\u00e9valuation de la balance risque-b\u00e9n\u00e9fice d&rsquo;une\u00a0utilisation des antid\u00e9presseurs chez la femme enceinte. Les donn\u00e9es sugg\u00e8rent une pr\u00e9valence de l&rsquo;utilisation des I.S.R.S de 5% \u00e0 10% pendant la grossesse. Les observations actuelles en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 montrent que m\u00eame les femmes souffrant de d\u00e9pressions tr\u00e8s r\u00e9currentes ou \u00e0 tendance chroniques pr\u00e9f\u00e8rent le plus fr\u00e9quemment \u00e9viter l&rsquo;exposition du f\u0153tus aux\u00a0m\u00e9dicaments. Mais la connaissance m\u00e9dicale ne permet pas encore de savoir si l&rsquo;exposition aux I.S.R.S ou la d\u00e9pression non trait\u00e9e pendant la grossesse sont \u00e9quivalente\u00a0en terme de toxicit\u00e9 neuro-d\u00e9veloppementale ou si, sur le long terme, l&rsquo;une de ces situations\u00a0conf\u00e8re un plus grand risque que l&rsquo;autre. La d\u00e9pression non trait\u00e9e pendant la grossesse pr\u00e9dit un\u00a0risque sup\u00e9rieur de d\u00e9pression post-partum avec les cons\u00e9quences qui en d\u00e9coulent sur l&rsquo;interaction m\u00e8re\/enfant.\u00a0C&rsquo;est aussi \u00e0 la lumi\u00e8re de donn\u00e9es fiables d\u00e9crivant les effets n\u00e9fastes de la maladie\u00a0psychiatrique maternelle sur le d\u00e9veloppement de l&rsquo;enfant sur le long terme, que les cliniciens devront \u00e9largir le cadre conceptuel utilis\u00e9 pour \u00e9valuer le risque relatif de l&rsquo;utilisation des I.S.R.S pendant la grossesse.\u00a0Ils pourront alors d\u00e9livrer une information m\u00e9dicale exhaustive et accessible \u00e0 des patients qui resteront toutefois libres de leur d\u00e9cision.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Indexe:<\/span><\/p>\n<p>-enqu\u00eates de cohorte: \u00e9tude statistique prospective de type longitudinale qui est g\u00e9n\u00e9ralement fond\u00e9e sur deux groupes de sujets;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">R\u00e9f\u00e9rences:<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-align: justify;\">-Neurodevelopmental implications of fetal exposure to selective serotonin reuptake inhibitors and untreated maternal depression:\u00a0Weighing Relative Risks.\u00a0Lee S. Cohen, MD; Ruta Nonacs, MD, PhD<br \/>\nJAMA Psychiatry. Published online October 12, 2016. doi:10.1001\/jamapsychiatry.2016.2705<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-align: justify;\">&#8211;<\/span><span style=\"text-align: justify;\">Antidepressant use in pregnancy and the risk of cardiac defects. Huybrechts KF, Palmsten K, Avorn J, et al. \u00a0N E<\/span><span style=\"text-align: justify;\">ngl J Med. 2014;370(25):2397-2407.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Antidepressant use late in pregnancy and risk of persistent pulmonary hypertension of the newborn. Huybrechts KF, Bateman BT, Palmsten K, et al. \u00a0JAMA. 2015;313(21):2142-2151.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Acute and long-term behavioral outcome of infants and children exposed in utero to either maternal depression or antidepressants: a review of the literature. Suri R, Lin AS, Cohen LS, Altshuler LL. J Clin Psychiatry. 2014;75(10):e1142-e1152.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Newborn neurobehavioral patterns are differentially related to prenatal maternal major depressive disorder and serotonin reuptake inhibitor treatment. \u00a0Salisbury AL, Wisner KL, Pearlstein T, Battle CL, Stroud L, Lester BM. Depress Anxiety. 2011;28(11):1008-1019.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Prenatal maternal depression associates with microstructure of right amygdala in neonates at birth. Rifkin-Graboi A, Bai J, Chen H, et al. \u00a0Biol Psychiatry. 2013;74(11):837-844.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Association of selective serotonin reuptake inhibitor exposure during pregnancy with speech, scholastic, and motor disorders in offspring. \u00a0Brown AS, Gyllenberg D, Malm H, et al. [published online October 12, 2016]. JAMA Psychiatry. doi:10.1001\/jamapsychiatry.2016.2594<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Can nonrandomized studies on the safety of antidepressants during pregnancy convincingly beat confounding, chance, and prior beliefs? \u00a0Palmsten K, Hern\u00e1ndez-D\u00edaz S. \u00a0Epidemiology. 2012;23(5):686-688.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les 20 derni\u00e8res ann\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par l\u2019approfondissement des recherches portant sur la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019usage des antid\u00e9presseurs inhibiteurs de recapture de la s\u00e9rotonine (I.S.R.S) pris pendant la grossesse par des femmes enceintes atteintes de d\u00e9pression. Les recherches\u00a0ont port\u00e9 sur le risque de malformation\u00a0(t\u00e9ratog\u00e9nie), sur le risque de sevrage<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1390,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1375"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1375"}],"version-history":[{"count":23,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1375\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1399,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1375\/revisions\/1399"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1390"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1375"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1375"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1375"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}