{"id":3625,"date":"2020-12-31T00:21:41","date_gmt":"2020-12-30T23:21:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/?p=3625"},"modified":"2020-12-31T12:24:57","modified_gmt":"2020-12-31T11:24:57","slug":"antivax-ou-provax-de-labsurdite-du-manicheisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/antivax-ou-provax-de-labsurdite-du-manicheisme\/","title":{"rendered":"ANTIVAX ou PROVAX ? De l&rsquo;absurdit\u00e9 du manich\u00e9isme"},"content":{"rendered":"<p>Les fran\u00e7ais devraient avoir honte&#8230; ils sont bien loin d&rsquo;\u00e9galer la confiance \u00e9clair\u00e9e des chinois dans les vaccins&#8230; Penchons-nous sur ce qui est d\u00e9plor\u00e9 par nos \u00e9lites et pr\u00e9sent\u00e9 comme une indigence gauloise&#8230;<\/p>\n<h2>A-t&rsquo;on le droit de douter ?<\/h2>\n<h4>Une d\u00e9sormais coupable incertitude<\/h4>\n<p>En cette fin d&rsquo;ann\u00e9e apocalyptique, on peut se demander s&rsquo;il est encore <strong>permis de r\u00e9fl\u00e9chir<\/strong>. A en croire la vindicte populaire, le doute, la nuance et la r\u00e9serve constitueraient d\u00e9sormais les premiers indices d&rsquo;une d\u00e9rive conspirationniste. Pas le temps. Il faut savoir. Il faut choisir.<\/p>\n<h4>La police du savoir<\/h4>\n<p>D\u00e9sormais, m\u00eame les r\u00e9seaux sociaux d\u00e9clarent <strong>la guerre aux \u00ab\u00a0fake news\u00a0\u00bb<\/strong>. Les d\u00e9fenseurs de la science s&rsquo;en f\u00e9licitent d&rsquo;ailleurs. Ils d\u00e9nigraient hier cette source d&rsquo;informations, indigne et d\u00e9cadente. Mais applaudissent aujourd&rsquo;hui une toute nouvelle forme de censure. Elle ne peut \u00eatre que salvatrice puisque conforme \u00e0 la d\u00e9fense de leur savoir. <em>Twitter<\/em> corrige les d\u00e9clarations erron\u00e9es. <em>Youtube<\/em> censure les vid\u00e9os \u00ab\u00a0complotistes\u00a0\u00bb. <em>Facebook<\/em> indique quelles sont les informations cr\u00e9dibles ou non.<\/p>\n<h4>On\/off &#8211; l&rsquo;av\u00e8nement du raisonnement binaire<\/h4>\n<p>Pas de place pour <em>\u00ab\u00a0l&rsquo;entre-deux\u00a0\u00bb<\/em>. Pour se faire entendre et \u00eatre accept\u00e9 par un groupe, il faut \u00eatre <strong>convaincu<\/strong>. Cette obligation \u00e0 adopter une position univoque est devenue la seule posture acceptable. L&rsquo;opinion est d\u00e9sormais r\u00e9duite \u00e0 une simpliste bipolarit\u00e9: \u00eatre<em>\u00a0\u00ab\u00a0pro\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0anti\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<h4><em>En temps de guerre: choisir-son-camp.com ?<\/em><\/h4>\n<p>Reste \u00e0 savoir quel camp rejoindre: \u00a0<em>CNews<\/em> ou <em>BFM<\/em> ? <em>LeMonde ou FranceSoir<\/em> ? Delfraissy ou Raoult ? L&rsquo;O.M.S ou Trump ?<\/p>\n<p>O\u00f9 situer choisirunmedecin.com ? Prendre un parti tranch\u00e9 serait probablement la d\u00e9marche marketing \u00e0 privil\u00e9gier. Appartenir aux <em>alter-m\u00e9dias sant\u00e9<\/em>&#8230; une audacieuse strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement. Pour cela, il faudrait aussi privil\u00e9gier les articles <em>putaclic.\u00a0<\/em>Mais surtout livrer aux lecteurs un positionnement clair et militant.<\/p>\n<p><strong>Choisirunmedecin.com revendique son absence de conviction<\/strong> dans ce d\u00e9bat, \u00f4 combien complexe. Devant de tels enjeux capitaux. Et compte tenu de l&rsquo;in\u00e9dite difficult\u00e9 \u00e0 rep\u00e9rer les informations fiables et exploitables.<\/p>\n<h4>Alors&#8230; Vaccin ou pas vaccin ?<\/h4>\n<p>Cherchons tout au plus \u00e0 d\u00e9montrer pourquoi ce d\u00e9bat est extr\u00eamement complexe. Pourquoi il ne peut se r\u00e9duire aux seules postures partisanes ou id\u00e9ologiques.<\/p>\n<p>Ceci est un article de vulgarisation, sans grande pr\u00e9tention. Il cherche \u00e0 transmettre aux patients des informations globales et honn\u00eates. Libre \u00e0 chacun d&rsquo;en approfondir les fondements.<\/p>\n<p>Il est utile de rappeler les crit\u00e8res sur lesquels il est l\u00e9gitime de prendre une d\u00e9cision m\u00e9dicale. Tentons de survoler les diff\u00e9rents axes selon lesquels une strat\u00e9gie sanitaire vaccinale devrait-\u00eatre d\u00e9cid\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>On aurait souhait\u00e9 \u00eatre plus synth\u00e9tique et aboutir \u00e0 une conclusion ferme, tant attendue&#8230; Malheureusement, notre actualit\u00e9 ne le permet pas. Choisirunmedecin ne peut se r\u00e9soudre \u00e0 choisir un camp. On ne joue pas la <em>Sant\u00e9 P<\/em><\/strong><strong><em>ublique<\/em> sur un simple coup de poker&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<h1>Pr\u00e9ambule<\/h1>\n<p>Toute d\u00e9cision th\u00e9rapeutique doit \u00eatre\u00a0conditionn\u00e9e par sa <em>balance b\u00e9n\u00e9fice\/risque<\/em>.\u00a0Elle est \u00e9tablie \u00e0 la lumi\u00e8re des\u00a0connaissances m\u00e9dicales d&rsquo;actualit\u00e9. Elle peut donc \u00e9voluer dans le temps. S&rsquo;enrichir des donn\u00e9es issues de la recherche\u00a0\u00e9pid\u00e9miologique et pharmacologique.<\/p>\n<p>Rares sont les cas o\u00f9 son \u00e9valuation est simpl(ist)e. On peut ainsi d\u00e9crire 2 cas extr\u00eames:<\/p>\n<ul>\n<li>usage d&rsquo;un placebo r\u00e9put\u00e9 inoffensif, pour agir sur un mal b\u00e9nin, sans autre traitement efficace connu;<\/li>\n<li>usage d&rsquo;un nouveau traitement sur une maladie\u00a0incurable et inexorablement mortelle.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans tous les autres cas de figure, <strong>l&rsquo;analyse m\u00e9dicale n\u00e9cessite nuance, prudence et probit\u00e9.<\/strong> Le <em>primum non nocere<\/em> ne doit jamais \u00eatre n\u00e9glig\u00e9 par les prescripteurs.<\/p>\n<p><u>Abstention ou action th\u00e9rapeutique ? Plusieurs facteurs sont indispensables \u00e0 prendre en compte.<\/u><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Les caract\u00e9ristiques de la maladie<\/h1>\n<p>Elles d\u00e9pendent de l&rsquo;agent pathog\u00e8ne lui-m\u00eame, mais aussi de l&rsquo;\u00e9co-syst\u00e8me dans lequel il va se d\u00e9velopper.<\/p>\n<h2>Mortalit\u00e9 de la maladie<\/h2>\n<p>Il faut chercher \u00e0 pr\u00e9ciser le niveau de gravit\u00e9 de la maladie. Les cons\u00e9quences de la maladie doivent \u00eatre mesur\u00e9es le plus pr\u00e9cis\u00e9ment possible. Le d\u00e9c\u00e8s constitue, bien s\u00fbr, le pronostic le plus sombre. C&rsquo;est donc un \u00e9l\u00e9ment primordial \u00e0 prendre en compte.<\/p>\n<h3>Taux de l\u00e9talit\u00e9<\/h3>\n<p>Pour un agent infectieux, la l\u00e9talit\u00e9 correspond au nombre de d\u00e9c\u00e8s parmi les sujets contamin\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>La pertinence d\u2019un traitement n&rsquo;est pas la m\u00eame selon qu&rsquo;on consid\u00e8re une maladie mortelle ou qu&rsquo;elle concerne une intervention de confort contre mal b\u00e9nin<\/strong>. L&rsquo;utilit\u00e9 d&rsquo;un vaccin contre le virus <em>Ebola<\/em> aurait difficilement \u00e9t\u00e9 discutable. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e9ventuel d&rsquo;un vaccin contre le rhume devra, lui, \u00eatre murement r\u00e9fl\u00e9chi. Pond\u00e9r\u00e9 par le risque suppos\u00e9 d&rsquo;effets ind\u00e9sirables.<\/p>\n<p><u>De nombreuses \u00e9tudes cherchent \u00e0 \u00e9valuer le plus pr\u00e9cis\u00e9ment possible l&rsquo;Infection Fatality Rate (IFR) du r\u00e9cent coronavirus. La t\u00e2che est bien plus complexe qu&rsquo;il n&rsquo;y para\u00eet.<\/u><\/p>\n<h4>R\u00e9\u00e9valuation \u00e0 la baisse<\/h4>\n<p><strong>Comme souvent, les chiffres de l\u00e9talit\u00e9 du COVID n&rsquo;ont cess\u00e9 de baisser depuis la d\u00e9couverte du virus.<\/strong><\/p>\n<p>Les \u00e9pid\u00e9miologistes ont mis en \u00e9vidence l&rsquo;ampleur des contaminations par SARS-Cov-2 pass\u00e9es inaper\u00e7ues. Le nombre de cas b\u00e9nins a donc augment\u00e9.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres part, les m\u00e9decins ont am\u00e9lior\u00e9 les protocoles de prises en charges des malades. Les intubations ont c\u00e9d\u00e9 la place aux techniques d&rsquo;hyperoxyg\u00e9nation non invasives. Des cortico\u00efdes combattent la r\u00e9action immunitaire des cas s\u00e9v\u00e8res. Les anti-coagulants diminuent les thromboses.<\/p>\n<h4>Grande disparit\u00e9 selon les profils de malades<\/h4>\n<p>On a vite mis en \u00e9vidence les facteurs de risques qui influent sur le pronostic des patients COVID. L&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9, l&rsquo;hypertension art\u00e9rielle, le diab\u00e8te augmentent la probabilit\u00e9 de pr\u00e9senter une \u00e9volution s\u00e9v\u00e8re. Les raisons en restent obscures.<\/p>\n<p>Le sexe masculin, l&rsquo;origine ethnique, le groupe sanguin influeraient \u00e9galement sur le risque que repr\u00e9sente le SARS-Cov-2.<\/p>\n<p>C&rsquo;est surtout l&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e2ge des patients qui s&rsquo;impose comme la principale sp\u00e9cificit\u00e9 de la maladie. Cette caract\u00e9ristique a justifi\u00e9 de distinguer les IFR par classe d&rsquo;\u00e2ges. Cela permet de mettre en \u00e9vidence les cons\u00e9quences d\u00e9cid\u00e9ment tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes du COVID-19.<\/p>\n<h4>Des chiffres approximatifs<\/h4>\n<p>On se rappellera de chiffres catastrophiques. Des taux de d\u00e9c\u00e8s proches des 20 % en France. Ces donn\u00e9es apocalyptiques furent d\u00e9livr\u00e9s par nos m\u00e9dias en d\u00e9but d&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie. Les autres pays affichaient des niveaux moins tragiques. Sans qu&rsquo;on comprenne la triste <em>exception fran\u00e7aise<\/em>, ils convergeaient globalement autour de 5 \u00e0 10 % \u00a0(risque de d\u00e9c\u00e9der, une fois infect\u00e9).<\/p>\n<p>On aboutit actuellement \u00e0 un <strong>IFR global \u00e9valu\u00e9 autour de 0,5%. \u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il baisserait \u00e0 0,085 % pour les moins de 65 ans, mais atteindrait plus de 5 % chez les plus de 65 ans.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>80 % des d\u00e9c\u00e8s par COVID concernent des patients de plus de 75 ans. Cette classe d&rsquo;\u00e2ge constitue ind\u00e9niablement la v\u00e9ritable population \u00e0 risque.<\/p>\n<p>On a r\u00e9pertori\u00e9 les <strong>comorbidit\u00e9s<\/strong> pr\u00e9sent\u00e9s par les victimes du COVID. On a chercher \u00e0 pr\u00e9ciser leur <strong>\u00e9tat de sant\u00e9 avant l&rsquo;infection<\/strong>. Des auteurs soulignent \u00a0que la plus grande partie des d\u00e9c\u00e8s concernerait des personnes dont l&rsquo;esp\u00e9rance de vie \u00e9tait tr\u00e8s r\u00e9duite. Selon eux, le nombre d&rsquo;ann\u00e9es de vie perdue serait tellement faible qu&rsquo;il n&rsquo;est pas \u00e9vident que l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie de SARS-Cov-2 influe sur l&rsquo;esp\u00e9rance de vie des fran\u00e7ais en 2020.<\/p>\n<p><u>Attention<\/u>: Il n&rsquo;est pas question de banaliser, ni minimiser le d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;une personne sous pr\u00e9texte qu&rsquo;elle \u00e9tait vieille et\/ou pr\u00e9sentait une esp\u00e9rance de vie faible. Ce crit\u00e8re reste toutefois indispensable pour pond\u00e9rer les b\u00e9n\u00e9fices attendus d&rsquo;un traitement \u00e0 ses risques.<\/p>\n<h3>Taux de mortalit\u00e9<\/h3>\n<p>Le taux de mortalit\u00e9 correspond au nombre de d\u00e9c\u00e8s par COVID sur la population totale. Lui-m\u00eame est sujet \u00e0 des biais d&rsquo;\u00e9valuation. En effet, le recueil des donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques ne semble pas distinguer les d\u00e9c\u00e8s <strong>par<\/strong> COVID de ceux concernant des patients au test PCR positif (<strong>avec<\/strong> COVID). Rappelons que tout patient hospitalis\u00e9 est test\u00e9 \u00e0 son admission. Olivier VERAN, lui-m\u00eame, pr\u00e9cisait cette distinction lors de son audition par le S\u00e9nat:<\/p>\n<blockquote><p><em>Parmi le nombre de d\u00e9c\u00e8s, r\u00e9f\u00e9renc\u00e9s COVID, tous ne sont pas mort du COVID&#8230;<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>De m\u00eame, les chiffres de mortalit\u00e9 de cet hiver montrent une myst\u00e9rieuse disparition des d\u00e9c\u00e8s annuels par grippe&#8230;<\/p>\n<p><strong>Au niveau mondial, la mortalit\u00e9 COVID est toutefois estim\u00e9e entre 0,015 et 0,022 %<\/strong> (1,7 millions de d\u00e9c\u00e8s pour 7,8 milliards d&rsquo;habitants sur Terre).<\/p>\n<p><u>La certitude de ces chiffres demeurent n\u00e9anmoins toute relative. Les donn\u00e9es \u00e0 venir sont susceptibles de les modifier dans les mois \u00e0 venir.<\/u><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Mutations: un SARS-Cov2 ou des SARS-Cov2 ?<\/h2>\n<h4>Les virus \u00e0 ARN mutent !<\/h4>\n<p>Depuis plusieurs mois, les chercheurs de l&rsquo;IHU de Marseille pratiquent de nombreux s\u00e9quen\u00e7ages de g\u00e9nomes viraux. Ils ont, maintes fois, encourag\u00e9s leurs pairs \u00e0 proc\u00e9der de m\u00eame. Il s&rsquo;agit de <strong>mettre en \u00e9vidence d&rsquo;\u00e9ventuelles mutations du SARS-Cov-2.<\/strong> \u00a0Apr\u00e8s l&rsquo;habituelle contestation des r\u00e9sultats marseillais, les m\u00e9dias fran\u00e7ais se d\u00e9cident \u00e0 communiquer sur l&rsquo;existence de variants viraux. Ces-derniers viennent d&rsquo;\u00eatre d\u00e9couverts \u00a0en Grande Bretagne et en Afrique du Sud. Cette information fait les gros titres de nos journaux.<\/p>\n<h4>Mauvaise ou bonne nouvelle ?<\/h4>\n<p>La presse s&rsquo;agite autour de la suppos\u00e9e <em>plus grande contagiosit\u00e9<\/em> de ces variants. Est-ce l\u00e0 l&rsquo;important ?<\/p>\n<p>Aucune information, pour le moment, concernant <strong>la l\u00e9talit\u00e9 suppos\u00e9e des nouveaux variants<\/strong>.<\/p>\n<p>Cette donn\u00e9e para\u00eet pourtant indispensable pour anticiper l&rsquo;impact de ces mutations sur la sant\u00e9 publique.<\/p>\n<h5>hypoth\u00e8se 1: Plus contagieux et plus mortel<\/h5>\n<p>Si les descendants du SARS-Cov2 initial s&rsquo;av\u00e9raient d&rsquo;une contagiosit\u00e9 sup\u00e9rieure et d&rsquo;une l\u00e9talit\u00e9 plus grande, le caract\u00e8re indispensable du recours au vaccin n&rsquo;en serait que plus \u00e9vident.<\/p>\n<h5>Hypoth\u00e8se 2: Plus contagieux mais moins mortel<\/h5>\n<p>Un variant pourrait se r\u00e9v\u00e9ler hautement contagieux, mais avec une perte de sa virulence. Devenu moins pathog\u00e8ne, il engendrerait alors moins de malades et peu de d\u00e9c\u00e8s. Cela constituerait alors une excellente nouvelle. Peut-\u00eatre m\u00eame, une remise en cause de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du vaccin. L&rsquo;occasion de revoir les recommandations sanitaires: <em>contaminez-vous les uns les autres !.<\/em>.. L&rsquo;immunit\u00e9 de groupe deviendrait une r\u00e9alit\u00e9 finalement accessible. Mauvaise nouvelle pour l&rsquo;industrie pharmaceutique, en revanche.<\/p>\n<p>\u00c9videmment, cette strat\u00e9gie ne serait envisageable que par <strong>l&rsquo;existence d&rsquo;une immunit\u00e9 crois\u00e9e entre les diff\u00e9rentes souches.<\/strong><\/p>\n<p>Dans le cas contraire, il faudrait consid\u00e9rer ces agents pathog\u00e8nes ind\u00e9pendamment les uns des autres. Comme responsables de maladie distinctes.\u00a0<strong>Mais alors quid de l&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;un vaccin \u00e9valu\u00e9 sur la (les ?) premi\u00e8re(s) souche(s) de SARS-Cov-2 ?<\/strong> Les propos des sp\u00e9cialistes se veulent rassurants: \u00ab\u00a0<em>cela ne compromettra pas l&rsquo;efficacit\u00e9 du vaccin<\/em>\u00a0\u00bb &#8230;.mais ambigus: <em>\u00ab\u00a0quand bien m\u00eame ce serait le cas, il nous suffira de remanier le vaccin, comme pour la grippe saisonni\u00e8re\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0 <em>What else ?<\/em><\/p>\n<p>On vient de rapporter des cas de re-contaminations de patients par des variants diff\u00e9rents du SARS-Cov2. La primo-infection ne les aurait donc pas prot\u00e9g\u00e9 d&rsquo;une seconde infection par les petits cousins du virus. \u00a0<u>Il serait donc temps de s&rsquo;interroger sur l&rsquo;impact des mutations virales sur le niveau de protection promis par les r\u00e9cents vaccins.<\/u><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Les caract\u00e9ristiques du vaccin<\/h1>\n<h2>Efficacit\u00e9<\/h2>\n<p>Quand on conna\u00eet la difficult\u00e9 \u00e0 av\u00e9rer l&rsquo;effet sp\u00e9cifique d&rsquo;une intervention th\u00e9rapeutique sur la sant\u00e9 des patients, on comprend que les donn\u00e9es dont disposent les autorit\u00e9s de sant\u00e9 ne peuvent \u00eatre que tr\u00e8s partielles et pr\u00e9liminaires.<\/p>\n<p>Celles pr\u00e9sent\u00e9es par l&rsquo;industrie pharmaceutique, elle-m\u00eame, peuvent \u00eatre suppos\u00e9es comme partiales, sans pour autant verser dans le complotisme parano\u00efaque.<\/p>\n<h3>Selon l&rsquo;\u00e2ge des malades<\/h3>\n<p>La gravit\u00e9 d&rsquo;une infection par SARS-Cov-2 est grandement influenc\u00e9e par l&rsquo;\u00e2ge des patients.<\/p>\n<p>Or, c&rsquo;est aussi le cas pour le d\u00e9clenchement du m\u00e9canisme vaccinal. Les personnes \u00e2g\u00e9es disposent de d\u00e9fenses immunitaires moins performantes. Le principe de la vaccination repose sur la provocation d&rsquo;une r\u00e9action immunitaire, suffisante pour permettre la production d&rsquo;anticorps protecteurs. C&rsquo;est donc chez les personnes \u00e2g\u00e9es chez que l&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;un vaccin peut-\u00eatre la moins \u00e9vidente \u00e0 obtenir. Elle doit donc \u00eatre \u00e9valu\u00e9e pour cette population avec le plus de rigueur. Pas de chance. <strong>De l&rsquo;aveu m\u00eame des chercheurs, au-dessus de 75 ans, on dispose de trop peu de cas \u00e9tudi\u00e9s pour conclure&#8230;<\/strong><\/p>\n<h3>Selon les variants de l\u2019agent infectieux<\/h3>\n<p>Comment s&rsquo;assurer que les r\u00e9sultats obtenus pour la souche initiale du coronavirus de Wuhan vaudront pour la multitude de variants g\u00e9nomiques &#8211; descendant de ce virus ? Si ce n&rsquo;est pas le cas, <strong>comment affirmer l&rsquo;int\u00e9r\u00eat d&rsquo;une vaccination pour des mutants aux caract\u00e9ristiques microbiologistes distinctes ?<\/strong> Certains invoquent des modifications impliquant la prot\u00e9ine Spike du SARS-Cov2. Celle-l\u00e0 m\u00eame qui est cibl\u00e9e par le vaccin \u00e0 ARN.<\/p>\n<p>Quid de la pathog\u00e9nie des nouvelles souches. Plus contagieux ne signifie par plus dangereux. Des virologues expliquent d&rsquo;ailleurs que les mutations se font au profit de la survie du micro-organisme. Parfois au d\u00e9triment du pouvoir pathog\u00e8ne. Si c&rsquo;est le cas, <strong>comment \u00e9valuer la balance b\u00e9n\u00e9fice\/risque d&rsquo;un vaccin agissant sur des nouvelles souches de virus dont on ne peut pr\u00e9ciser la l\u00e9talit\u00e9 r\u00e9elle ?<\/strong><\/p>\n<h3>Selon l&rsquo;effet attendu<\/h3>\n<p>Quand on parie sur l&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;un traitement vaccinal, il est important de pr\u00e9ciser l&rsquo;effet direct attendu sur les personnes infect\u00e9es. Compl\u00e9mentaire, il est \u00e0 distinguer du b\u00e9n\u00e9fice escompt\u00e9 sur la diffusion de l&rsquo;infection:<\/p>\n<ul>\n<li>souhaite-t&rsquo;on \u00e9viter le cas de malades du COVID ? Des \u00e9tudes comparent les cas positifs dans le groupe vaccin ou groupe placebo.<\/li>\n<li>souhaite-t&rsquo;on pr\u00e9venir les formes graves de la maladie ? \u00a0Des \u00e9tudes mettraient en \u00e9vidence une diminution des cas graves chez les vaccin\u00e9s.<\/li>\n<li>souhaite-t&rsquo;on casser la cha\u00eene de transmission ? Les sp\u00e9cialistes pr\u00e9viennent les patients qu&rsquo;ils pourront rester contaminant en d\u00e9pit du vaccin (portage viral <em>pauci-sympt\u00f4matique<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Sur quels objectifs th\u00e9rapeutiques la balance b\u00e9n\u00e9fice\/inconv\u00e9nient a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie pour la campagne vaccinale initi\u00e9e ?<\/strong><\/p>\n<p>Ce sujet para\u00eet pour le moins trouble&#8230; Eviter les d\u00e9c\u00e8s cons\u00e9cutifs aux cas graves de COVID semblerait la priorit\u00e9. On peut lire la mention suivante sur un article publi\u00e9 sur le site du VIDAL au sujet du vaccin ARN Pfizer\/BioNtech: \u00ab\u00a0<strong><em>ne peuvent confirmer l&rsquo;efficacit\u00e9 de ce vaccin contre les formes graves de COVID, ni les formes asymptomatiques..<\/em>.\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Les promoteurs des vaccins, eux-m\u00eames, pr\u00e9cisent que le \u00ab\u00a0<em><strong>vaccin n&#8217;emp\u00eachera pas de rester contaminants<\/strong><\/em>\u00a0\u00bb &#8230;. CQFD<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Inoccuit\u00e9<\/h2>\n<h3>Absence de recul<\/h3>\n<p>Pas simple d&rsquo;\u00e9valuer pr\u00e9cis\u00e9ment les effets secondaires d&rsquo;un traitement.<\/p>\n<p>La phase 3 des essais cliniques permet de recueillir aupr\u00e8s des participants les sympt\u00f4mes et manifestations qu&rsquo;ils ont pu rep\u00e9rer au cours de la p\u00e9riode d&rsquo;essai du traitement. Il y a plusieurs limites \u00e0 ce syst\u00e8me de recueil :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon<\/strong> ne permet pas de rep\u00e9rer les effets ind\u00e9sirables rares. Quand ces-derniers se r\u00e9v\u00e8lent graves, les cons\u00e9quences ne sont pas mineures&#8230;<\/li>\n<li><strong>l&rsquo;absence de recherche d&rsquo;imputabilit\u00e9\u00a0<\/strong>. C\u00e9phal\u00e9es, diarrh\u00e9es\/constipations, naus\u00e9es&#8230;. la liste de suppos\u00e9s effets ind\u00e9sirables, communs aux notices des diff\u00e9rents m\u00e9dicaments, est bien longue. Elle devient une \u00e9num\u00e9ration d\u00e9nu\u00e9e de sens. Voulue exhaustive, ce listing satisfait pourtant les laboratoires (moins de risques de proc\u00e8s) comme les associations de patients (\u00ab\u00a0mieux vaut p\u00eacher par exc\u00e8s\u00a0\u00bb). Pour autant, il perd beaucoup de sa pertinence. Comment le patient va-t&rsquo;il pouvoir s&rsquo;y retrouver ?<\/li>\n<li><strong>le d\u00e9lai de recueil des effets est extr\u00eamement court. <\/strong>Il faut parfois des ann\u00e9es pour que ce r\u00e9v\u00e8lent certains effets ind\u00e9sirables. Parfois graves, des exemples de scandales juridiques restent dans les m\u00e9moires.\u00a0C&rsquo;est probablement la plus grande limite de cette fameuse phase 3. Pour y pallier, cliniciens et pharmacologues \u00e9voquent souvent la phase 4. Elle, s&rsquo;\u00e9talera sur des ann\u00e9es et s&rsquo;enrichira progressivement des d\u00e9clarations de pharmacovigilance, effectu\u00e9es par les m\u00e9decins qui en prendront le temps.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Effet sur le risque de <em>temp\u00eate cytokininque<\/em><\/h3>\n<p>Quel impact sur le risque de r\u00e9action grave\u00a0? Les \u00e9tudes semblent avoir compar\u00e9 le nombre de patients infect\u00e9s par le SARS-COV-2 entre 2 \u00e9chantillons de patients (les uns sous placebo, les autres ayant re\u00e7u le vaccin).<\/p>\n<p>La gravit\u00e9 du COVID-19 d\u00e9coule d&rsquo;une r\u00e9action auto-immune s\u00e9v\u00e8re. Quid de la probabilit\u00e9 de d\u00e9clencher ce type de r\u00e9action apr\u00e8s contamination par le virus malgr\u00e9 vaccination pr\u00e9alable ? Si les 10 % de patients qui \u00e9chapperont \u00e0 l&rsquo;efficacit\u00e9 du vaccin pr\u00e9sentent un risque aggrav\u00e9 de r\u00e9action s\u00e9v\u00e8re, il sera indispensable de r\u00e9\u00e9valuer la balance b\u00e9n\u00e9fice\/risque \u00e0 la lumi\u00e8re de ces donn\u00e9es. Certains craignent en effet que la stimulation artificielle des d\u00e9fenses immunitaires par un corps \u00e9trangers augmentent le risque de d\u00e9velopper une r\u00e9action auto-immune d\u00e9l\u00e9t\u00e8re lors de la rencontre secondaire avec l&rsquo; agent infectieux.<\/p>\n<h3>Nouveau m\u00e9canisme r\u00e9volutionnaire<\/h3>\n<p>Les vaccins exploitants des m\u00e9canismes d&rsquo;action habituels peinent \u00e0 aboutir. Pendant ce temps, le vaccin \u00e0 ARN, d\u00e9velopp\u00e9 sur un d\u00e9lai record par la firme Pfizer-BioNTech, est le premier \u00e0 utiliser une nouvelle strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique. Il s&rsquo;agit d&rsquo;inoculer un fragment d&rsquo;ARNm qui p\u00e9n\u00e9trera dans le cytoplasme de nos cellules. Il y interagira avec notre mat\u00e9riel cellulaire capable de produire des cellules immunitaires actives contre ses sp\u00e9cificit\u00e9s. Ce fragment d&rsquo;ARN est sens\u00e9 jouir d&rsquo;une esp\u00e9rance de vie tr\u00e8s faible. De m\u00eame, il ne p\u00e9n\u00e9trera pas dans le noyau de nos cellules. Ce transit n\u00e9cessiterait une enzyme capable de le transformer en ADN. Seuls certains r\u00e9tro-virus poss\u00e8dent une <em>transcriptase inverse<\/em> capable de faire cela. Peu probable&#8230; mais pas impossible, n&rsquo;en d\u00e9plaise aux sp\u00e9cialistes.<\/p>\n<p>Interrog\u00e9 par Europe 1, Michel Onfray n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 comparer la technique des vaccins \u00e0 ARN \u00e0 la simple consommation alimentaire de c\u00e9r\u00e9ales OGM. On d\u00e9couvre que le philosophe s&rsquo;intitule docteur <em>es<\/em>-COVID depuis qu&rsquo;il pr\u00e9tend en avoir \u00e9t\u00e9 atteint*. \u00a0Difficile de soup\u00e7onner que ce soit l&rsquo;ignorance et la suffisance qui am\u00e8nent le grand g\u00e9n\u00e9ticien Axel Khan \u00e0 d\u00e9velopper, lui aussi, d&rsquo;autres arguments fallacieux. Il tient \u00e0 rassurer les futurs usagers du vaccin new \u00e2ge. <em>\u00ab\u00a0L&rsquo;ARN inject\u00e9 n&rsquo;est pas un corps \u00e9tranger&#8230; notre corps en contient d\u00e9j\u00e0 de grandes quantit\u00e9s !\u00a0\u00bb <\/em>Est-il vraiment s\u00e9rieux ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;excellent article du Dr Vercoustre dans le quotidien du m\u00e9decin, \u00e9num\u00e8re les effets secondaires vis-\u00e0-vis desquels il est l\u00e9gitime de se montrer vigilant.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/blog.laurentvercoustre.lequotidiendumedecin.fr\/2020\/12\/06\/covid-19-des-vaccins-a-haut-risque\/?fbclid=IwAR3Mi2cB7mTNNkz20Dfc65bmEGPO8XCgiE8w4TgjIlw0M9PUlfd40ebVUxI\">(cf article le quotidien du m\u00e9decin)<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Le contexte de d\u00e9veloppement\u00a0: une \u00e9trange crise de confiance ?<\/h1>\n<p>Dans le meilleur des cas c\u2019est la comp\u00e9tence de nos \u00e9lites qui a \u00e9t\u00e9 mise en doute. Dans le pire des cas, leur probit\u00e9.<\/p>\n<p>La liste suivante n&rsquo;est pas exhaustive. Elle suffira n\u00e9anmoins pour \u00eatre tax\u00e9e de complotisme. Il n&rsquo;est pourtant pas question de statuer sur l&rsquo;authenticit\u00e9 des erreurs \u00e9voqu\u00e9es, ni sur leur caract\u00e8re intentionnel. Il s&rsquo;agit juste d&rsquo;effectuer une r\u00e9trospective des critiques les plus souvent formul\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Tous les sp\u00e9cialistes se sont tromp\u00e9s au d\u00e9part<\/h2>\n<p>Curieusement, seuls les propos excessivement rassurants du Pr Raoult sont r\u00e9guli\u00e8rement rappel\u00e9s par ses d\u00e9tracteurs et relay\u00e9s sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<p>Une simple recherche sur le net permet pourtant de confirmer que TOUS les infectiologues ont sous-estim\u00e9 l&rsquo;ampleur de ce qui allait devenir une pand\u00e9mie.<\/p>\n<p>Le Professeur Malvy (infectiologue au CHU de Bordeaux, membre du Conseil Scientifique) d\u00e9clarait en F\u00e9vrier: \u00ab\u00a0<em>ce virus ne nous pi\u00e8gera pas. Nous l&rsquo;avons anticip\u00e9.<\/em>\u00a0\u00bb (23 Janvier 2020)<\/p>\n<p>La ministre Agn\u00e8s Buzyn se voulait rassurante \u00e9galement:\u00a0\u00ab\u00a0<em>le risque d&rsquo;importation [du virus] depuis Wuhan est pratiquement nul<\/em>\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0<em>le risque de propagation est tr\u00e8s faible<\/em>\u00ab\u00a0. (24 Janvier 2020)<\/p>\n<p>Difficile de demander \u00e0 nos \u00e9lites de savoir pr\u00e9dire l&rsquo;avenir. C&rsquo;est pourtant ce qui semble bien \u00eatre d\u00e9sormais feint par nos instances d\u00e9cisionnaires. Qu&rsquo;\u00e0 cela ne tienne ! Elles semblent s&rsquo;\u00eatre prises au jeu. Chacun y va d\u00e9sormais de sa r\u00e9v\u00e9lation sur les mois \u00e0 venir. \u00a0S&rsquo;il n&rsquo;y a que \u00e7a pour satisfaire le peuple !<\/p>\n<h2>Les tests, les masques<\/h2>\n<p>L\u00e0 encore, les adeptes du \u00ab\u00a0<em>Fact Checking<\/em>\u00a0\u00bb font preuve de m\u00e9moire s\u00e9lective. S&rsquo;ils rappellent abondamment la \u00ab\u00a0<em>fin du partie<\/em>\u00a0\u00bb du Pr Raoult, ils font preuve d&rsquo;une inhabituelle indulgence pour les autres sp\u00e9cialistes qui se sont exprim\u00e9s sur les plateaux t\u00e9l\u00e9. Il suffit d&rsquo;effectuer quelques recherches pour se rem\u00e9morer \u00a0les contradictions, et autres injonctions paradoxales, entendues depuis Mars dernier.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but du premier confinement, une infectiologue chef d&rsquo;un service parisien d\u00e9clarait au 20h00 de TF1: \u00ab\u00a0<strong><em>tester tout le monde n&rsquo;aurait aucun int\u00e9r\u00eat. Quelqu&rsquo;un de n\u00e9gatif aujourd&rsquo;hui peut tout \u00e0 fait \u00eatre positif demain&#8230;\u00a0\u00bb\u00a0<\/em><\/strong>Force est de constater que les v\u00e9rit\u00e9s d&rsquo;hier deviennent les inepties du lendemain&#8230;<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0<strong>L&rsquo;usage du masque n&rsquo;est pas recommand\u00e9 et pas utile<\/strong>\u00ab\u00a0, avait assur\u00e9 le ministre de la Sant\u00e9 Olivier V\u00e9ran le 6 mars. \u00ab\u00a0<strong>Le masque est une technique. C&rsquo;est r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 des soignants<\/strong>\u00ab\u00a0, avait affirm\u00e9 J\u00e9r\u00f4me Salomon, le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Sant\u00e9 le 19 mars.<\/em><\/p>\n<h2>HCQ<\/h2>\n<p>Reprenons les m\u00e9saventures de la d\u00e9sormais c\u00e9l\u00e8bre\u00a0<em>hydroxychloroquine<\/em>&#8230; <em>Anti-complotistes,\u00a0<\/em>pr\u00e9parez-vous \u00e0 bondir ! Ce qui suit ne va pas vous plaire.<\/p>\n<p>En Janvier, Agn\u00e8s Buzyn d\u00e9cidait le classement de l&rsquo;<em>hydroxychloroquine<\/em> comme \u00ab\u00a0substance v\u00e9n\u00e9neuse\u00a0\u00bb. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, sa d\u00e9livrance ne n\u00e9cessitait pas d&rsquo;ordonnance. Interrog\u00e9e par les d\u00e9put\u00e9s, la ministre de la sant\u00e9 d\u00e9clarera \u00e0 ce sujet \u00ab\u00a0<em>le moins on prend de m\u00e9dicament, le mieux on se porte<\/em>&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Parmi les opposants au protocole hydroxychloroquine + azithromycine, l&rsquo;argument de la toxicit\u00e9 du traitement est brandi en \u00e9tendard. Un appel provenant du CHU de Nantes formule des menaces au Pr Raoult pour qu&rsquo;il cesse de promouvoir son protocole. Le <em>Lancet<\/em> publie le 22 Mai une \u00e9tude qui confirme une surmortalit\u00e9 chez les patients trait\u00e9es par <em>chloroquine\u00a0<\/em>pour COVID. Olivier V\u00e9ran interdit aux m\u00e9decins de prescrire cette mol\u00e9cule en dehors des reconductions des traitements chroniques d\u00e9j\u00e0 initi\u00e9s. <strong>Le 6 Juin, l&rsquo;article est r\u00e9tract\u00e9 par le Lancet, confondu pour ne pas avoir v\u00e9rifi\u00e9 l&rsquo;origine des donn\u00e9es. Elles se confirmeront comme fausses.<\/strong><\/p>\n<p>Impossible ensuite de comprendre dans quel sens penche la probabilit\u00e9 d&rsquo;un b\u00e9n\u00e9fice (ou pas) de ce traitement sur le COVID. Les publications continuent encore aujourd&rsquo;hui de s&rsquo;accumuler avec des r\u00e9sultats contradictoires. Concernant l&rsquo;hypoth\u00e9tique toxicit\u00e9, il semble en revanche se confirmer que <strong>ce traitement prescrit au long cours depuis des lustres ne pr\u00e9sente aucun risque, lorsqu&rsquo;administr\u00e9 sur une semaine, apr\u00e8s ECG, \u00e0 400 mg par jour<\/strong> &#8230; <em>Don&rsquo;t act.<\/em><\/p>\n<h2>Remdesivir<\/h2>\n<p>Sc\u00e9nario inverse pour le r\u00e9cent et couteux traitement d\u00e9velopp\u00e9 initialement pour le virus Ebola. Son usage fut \u00e9court\u00e9 par la disparition, inattendue mais salvatrice, du virus mortel.<\/p>\n<p>Pendant qu&rsquo;on s&rsquo;offusquait du risque que l&rsquo;IHU de Marseille faisait courir \u00e0 ses patients, l&rsquo;administration par voie intra-veineuse de cette mol\u00e9cule, mal connue et toxique pour les reins, ne posaient pas de probl\u00e8me \u00e9thique aux sp\u00e9cialistes. Dr\u00f4le d&rsquo;illustration du \u00ab\u00a0<em>2 poids 2 mesures<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<p>Le Pr Raoult encourageait les journalistes d&rsquo;investigations \u00e0 se pencher sur les fluctuations du cours de l&rsquo;action Gilead, au d\u00e9cours des d\u00e9clarations prometteuses faites par quelques scientifiques. Il n&rsquo;y eu pas vraiment de suite dans les m\u00e9dias <em>mainstream<\/em>. <strong>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr\u00e8s des commandes faramineuses (dont 200 millions par l&rsquo;Union Europ\u00e9enne), que l&rsquo;OMS d\u00e9clarera qu&rsquo;elle ne recommande pas l&rsquo;usage du Remdesivir dans le Covid-19<\/strong>. Ouf. L&rsquo;honneur est sauve.<\/p>\n<h2>L\u2019intuition du si\u00e8cle d&rsquo;un modeste chercheur turco-germanique\u2026vraiment ?<\/h2>\n<p>Miracle. On d\u00e9couvre qu&rsquo;un vaccin est en cours de d\u00e9veloppement depuis le d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e 2020 ! Le PDG de BioNTech est aur\u00e9ol\u00e9. Il est pr\u00e9sent\u00e9 comme un artisan chercheur. Il explique, tout simplement, qu&rsquo;il appr\u00e9cie observer les donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques. Qu&rsquo;il a vite compris qu&rsquo;on ne se d\u00e9barrasserait pas comme \u00e7a de ce virus. L\u00e0 o\u00f9 nos experts expliquent (et nous montrent) avoir \u00e9chou\u00e9 \u00e0 pr\u00e9dire l&rsquo;\u00e9volution de ces ph\u00e9nom\u00e8nes naturels, lui avait d\u00e9j\u00e0 tout anticip\u00e9.<\/p>\n<p>Quel nez ! Ce n&rsquo;est pas la premi\u00e8re fois que le couple germano-turque vise juste. On d\u00e9couvre que \u00ab\u00a0la petite entreprise familiale\u00a0\u00bb de ces modestes scientifiques \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 estim\u00e9e \u00e0 plusieurs milliards d&rsquo;euros. Ceci a du leur permettre de prendre le risque de tant investir dans le d\u00e9veloppement d&rsquo;un vaccin contre un virus dont on connaissait, ni la virulence, ni l&rsquo;\u00e9volution \u00e0 venir. <strong>Imaginez tout ce temps et cet argent perdu si le sc\u00e9nario catastrophe du SARS-Cov-2 avait fait <em>pschit<\/em> comme son cousin la grippe H1N1 de 2009.<\/strong> Roselyne Bachelot s&rsquo;en souvient encore&#8230; et il ne s&rsquo;agissait, pour elle, que de masques papiers gaspill\u00e9s&#8230;<\/p>\n<h2>Sanofi\/GSK \u00e0 la tra\u00eene\u2026 bonne ou mauvaise nouvelle ?<\/h2>\n<p>Les scientifiques d\u00e9filent sur nos cha\u00eenes pour nous expliquer comment l&rsquo;exploit a \u00e9t\u00e9 rendu possible. La mise \u00e0 disposition d&rsquo;un vaccin sur un d\u00e9lai si court se serait fait \u00a0sans transiger sur les r\u00e8gles de s\u00e9curit\u00e9 du m\u00e9dicament.<\/p>\n<p>Contrairement aux vaccins Pfizer\/BioNTech (et bient\u00f4t Moderna), ceux de Sanofi et GSK connaissent des retards de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Pour les plus optimistes, c&rsquo;est la preuve que les mesures de s\u00e9curit\u00e9 sanitaire restent de mise&#8230;<\/p>\n<p>Pour les plus inquiets, cela pose la question de l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des r\u00e8glementations en vigueur, selon les pays de d\u00e9veloppement d&rsquo;un m\u00e9dicament&#8230;<\/p>\n<p>Selon les informations d\u00e9livr\u00e9es par la presse, ce retard serait li\u00e9 \u00e0 un manque d&rsquo;efficacit\u00e9 du vaccin chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Pendant ce temps, les donn\u00e9es concernant le vaccin high-tech Pfizer\/BioNTech \u00a0\u00ab\u00a0<em>ne peuvent pas confirmer l&rsquo;efficacit\u00e9 de ce vaccin chez les personnes de 75 ans<\/em>\u00ab\u00a0. (Vidal.fr) Deux poids deux mesures ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Conclusion<\/h1>\n<h3>1\/ La particularit\u00e9 d&rsquo;un agent infectieux. Son \u00e9volution. Les caract\u00e9ristiques de la maladie qu&rsquo;il engendre.<\/h3>\n<h3>2\/ Les donn\u00e9es scientifiques disponibles sur le niveau d&rsquo;efficacit\u00e9 et d&rsquo;innocuit\u00e9 du nouveau vaccin.<\/h3>\n<h3>3\/ Le climat de transparence. La probit\u00e9 suppos\u00e9e des d\u00e9cideurs. L&rsquo;influence d&rsquo;enjeux \u00e9conomiques manifestes. La coh\u00e9rence des discours tenus (politique, comme sanitaire). Bref, le contexte dans lequel se d\u00e9roule la mise \u00e0 disposition des nouveaux traitements est un \u00e9l\u00e9ment \u00e0 prendre en compte.<\/h3>\n<p>Tels sont les 3 grands axes sur lesquels, les patients ont le droit de baser leur r\u00e9flexion avant de d\u00e9cider quelle conduite adopter pour pr\u00e9server au mieux leur sant\u00e9 et celle de la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Qui peut encore pr\u00e9tendre que la r\u00e9ponse est simple ?<\/p>\n<p>On reproche aux fran\u00e7ais de \u00ab\u00a0se prendre pour\u00a0\u00bb des m\u00e9decins, des sp\u00e9cialistes. Quel manque d&rsquo;humilit\u00e9 ! Le recueil du <strong>consentement \u00e9clair\u00e9 des patients, apr\u00e8s la d\u00e9livrance d&rsquo;informations m\u00e9dicales, accessibles et exhaustives,<\/strong> reste pourtant un pr\u00e9alable d\u00e9ontologique \u00e0 toute pratique m\u00e9dicale. Les droits des patients n&rsquo;ont pas encore \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s du Code de sant\u00e9 Public.<\/p>\n<p>Il est donc licite de s&rsquo;interroger sur la d\u00e9cision th\u00e9rapeutique qui s\u2019av\u00e8rera \u00eatre la plus pertinente. Le patient peut exprimer ses craintes de fa\u00e7on d\u00e9complex\u00e9e. Pas besoin de craindre l\u2019inoculation de puces 5G. Inutile d\u2019imaginer que le vaccin viendra modifier notre ADN pour nous transformer en Zombie. Il existe suffisamment d\u2019incertitudes et de zones d\u2019ombres pour avoir des difficult\u00e9s \u00e0 se positionner de fa\u00e7on univoque. Le complotisme n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire pour cela.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;est <strong>pas question non plus de remettre en question l&rsquo;apport majeur de la vaccination sur la sant\u00e9 publique<\/strong> depuis son invention. On conserve n\u00e9anmoins le droit ne pas \u00eatre certain du choix th\u00e9rapeutique \u00e0 privil\u00e9gier face \u00e0 l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie actuelle.<\/p>\n<p>Il ressort peut-\u00eatre une seule certitude. <strong><em>ProVax<\/em> ou <em>antiVax<\/em>: ceux qui ont d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 tranch\u00e9, ne jouissent pas d&rsquo;un pr\u00e9cieux savoir qui ferait d\u00e9faut aux faibles d&rsquo;esprits.<\/strong><\/p>\n<p>Celui qui doute peut l\u00e9gitiment se rassurer sur sa sant\u00e9 psychique. <strong>Parions que parmi <em>les convaincus<\/em>, se c\u00f4toient, na\u00effs, corrompus, et\u00a0<em>complotistes. Les meilleurs ennemis ?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les fran\u00e7ais devraient avoir honte&#8230; ils sont bien loin d&rsquo;\u00e9galer la confiance \u00e9clair\u00e9e des chinois dans les vaccins&#8230; Penchons-nous sur ce qui est d\u00e9plor\u00e9 par nos \u00e9lites et pr\u00e9sent\u00e9 comme une indigence gauloise&#8230; A-t&rsquo;on le droit de douter ? Une d\u00e9sormais coupable incertitude En cette fin d&rsquo;ann\u00e9e apocalyptique, on peut<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3726,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[222,221,223,166,165,220],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3625"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3625"}],"version-history":[{"count":122,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3625\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3752,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3625\/revisions\/3752"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3726"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3625"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3625"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.choisirunmedecin.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3625"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}