Evaluer la validité d’un traitement

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Mais comment donc s’assurer qu’un traitement est valable !?

 

Facile, répondront certains: il suffit d’essayer le traitement en question. D’avoir expérimenté soi-même son effet, et/ou de recueillir le témoignage d’aïeux, proches, amis, confrères … jusqu’à la voisine de pallier.

D’autres, plus prudents, expliqueront s’informer régulièrement via des médias santé, des bouquins faisant référence aux principes ancestraux  de la médecine traditionnelle, ou simplement suivre scrupuleusement les conseils prodigués par leurs prescripteurs. Le statut de “sachants” imposent aux thérapeutes d’être les garants de “leurs” médicaments, potions, cataplasmes ou de quelconque autre intervention supposée salvatrice.

« Le pharmacien me l’a vendu », « mon médecin me l’a prescrit », « mon ostéopathe me le recommande », « le site “Santé au naturel” y a consacré un article »…

Accorder sa confiance aux personnes qui font figures d’autorité parait légitime. Est-ce pourtant suffisant ?

Il existe des critères fondamentaux à l’évaluation de toute intervention thérapeutique. Etre au clair avec chacun d’eux peut permettre d’aiguiser son sens critique sur un sujet dont dépend notre santé.

 

Père Noël: la grande (dés)illusion ?

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Attention : Cet article contient des informations sensibles, sur l’existence du Père Noël. Ecartez les enfants !

 

Les parents, eux, sont invités à ré-examiner le fondement éthique de cette grande mystification traditionnelle qui prête vie à un généreux barbu tout de rouge vêtu. Dans un article publié dans la revue Lancet Psychiatry, deux psychologues se sont ainsi interrogés sur l’aspect moral qui sous-tend la magique tradition de Noël. Ils notent que les enfants sont plongés d’autorité dans un univers féérique, mais irrationnel, dans lequel des animaux de trait volent dans le ciel, un vieil homme passe par les conduits de cheminées et des nains se soumettent à un rythme de travail stakhanoviste dans la joie et la bonne humeur…

Une réalité plus sombre, est suggérée par les auteurs. Ils postulent que mentir aux enfants, même sur quelque chose d’amusant et frivole, pourrait émousser la confiance qu’ils portent à leurs parents et les exposer à une « abjecte déception » quand ils finiront par découvrir que la magie orchestrée n’est pas réelle.

Quelles médecines sont fiables ?

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Promouvoir la capacité de réflexion et le raisonnement logique de chacun paraît l’indispensable pari du XXIème siècle. L’esprit critique s’invite, par exemple enfin, dans les programmes pédagogiques. Il sera bientôt acquis qu’une information, assénée comme une vérité par quelque média, mérite d’être reconsidérée à la lumière d’un recueil de preuves objectives.  La culture du doute s’impose peu à peu. Le sens critique et la démarche analytique s’avèrent particulièrement fondamentaux dans le domaine des sciences. Ils restent pourtant bien souvent oubliés dans le domaine de la santé. C’est ainsi, que des qualificatifs superflus paraissent désormais indispensables à une pratique médicale, dont ils n’auraient jamais dû cesser d’être les fondements. On parle donc désormais de Médecine fondée sur les preuves (Evidence Based Medicine) et de Médecine fondée sur la science (Science Based Medicine). Ces deux médecines sont-elles pour autant infaillibles ?

 

NE JAMAIS ETRE SUR … QUAND ON EST PAS CERTAIN !

C’est sûr… mon médecin me l’a dit ! (Argument d’autorité)

J’en ai la preuve, puisque sur moi ça a marché … (Surgénéralisation)

Comment en douter ? Nos ancêtres utilisaient déjà ces méthodes ! (Appel à la tradition)

Lorsqu’il s’agit d’évaluer la validité d’un traitement médical, nombreux sont les sophismes* auxquels chacun de nous a recours, sans même en avoir conscience…

En réalité, la connaissance médicale n’a rien d’une donnée manichéenne. Elle est rarement élémentaire et jamais figée. Alors comment s’y retrouver parmi la multitude d’informations, parfois contradictoires, auxquelles les patients sont régulièrement confrontés dans le domaine de la santé ?

Grossesse: danger des antidépresseurs… ou de la dépression ?

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Les 20 dernières années ont été marquées par l’approfondissement des recherches portant sur la sécurité de l’usage des antidépresseurs inhibiteurs de recapture de la sérotonine (I.S.R.S) pris pendant la grossesse par des femmes enceintes atteintes de dépression. Les recherches ont porté sur le risque de malformation (tératogénie), sur le risque de sevrage néonatal induit, et sur des problèmes médicaux spécifiques tels que l’hypertension pulmonaire persistante du nouveau-né. Un intérêt croissant pour la psychiatrie périnatale s’illustre au travers de la publication de plusieurs centaines d’articles, sur les 10 dernières années, évaluant le risque  d’une exposition à un I.S.R.S pendant le premier trimestre de la grossesse. La grande majorité de ces rapports ne met pas en évidence un risque tératogène significatif.

Il est indispensable de comprendre que, pour peser véritablement les risques relatifs à l’usage d’antidépresseurs durant la grossesse sur le développement neurologique de l’enfant, il est nécessaire d’évaluer également ceux qu’engendrent la dépression non traitée chez la femme enceinte.

La contraception pourvoyeuse de dépression

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Les résultats d’une vaste étude prospective suggèrent que les femmes qui utilisent une contraception hormonale présentent un risque accru de développer une dépression. Parmi elles, les adolescentes seraient les plus vulnérables.

«Les femmes devraient être informées de ce risque d’effet secondaire lié l’utilisation de la contraception hormonale, afin de leur permettre de réagir en cas de changements d’humeur ou en cas d’apparition d’une dépression. De même, les médecins qui prescrivent une contraception hormonale doivent connaître ce risque potentiel » déclare l’auteur, Dr Öjvind Lidegaard , chef du Département Hospitalo-universitaire de Gynécologie de Copenhague.

Cette étude, sans précédent, vient d’être publiée le 28 Septembre dernier dans les Archives of Général Psychiatry.

NON le ventre n’est pas un second cerveau !!

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Depuis plusieurs mois, des articles traitant de notre tube digestif se multiplient via les différents médias. Il y est fait référence à de mystérieuses découvertes que la science nous révélerait sur les pouvoirs de l’intestin, du microbiote et autres probiotiques.

Le magazine Le Point ne fait pas exception, et titrait ainsi cet été : « Le ventre, notre deuxième cerveau ». Devant cet engouement subit, il paraît légitime de s’interroger. Recherchons donc les spécificités qui justifient que nos intestins accèdent à de tels égards, que pourraient bien leur envier foies, reins et autres pancréas…  Reprenons l’article du Point afin d’y découvrir si les raisons de l’engouement médiatique pour l’inattendue comparaison (des tripes au cerveau) s’y révèlent évidentes.

DEPRESSION: un traitement révolutionnaire

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La Kétamine est une molécule déjà bien connue des anesthésistes. Elle serait en passe de d’engendrer l’obsolescence immédiate des traitements actuels de la dépression. Bien qu’on dispose déjà de médicaments ayant fait preuve de leur efficacité sur la dépression modérée à sévère [il n’est pas question des dépressions légères, accessibles à la simple psychothérapie, voire à l’effet « prise en charge » aspécifique qui fait la fortune des pata-thérapeutes aux méthodes non éprouvées], force est de constater qu’un tiers des dépressions se révèleraient résistantes aux traitements antidépresseurs usuels. Compte tenu de la prévalence importante de la dépression dans la population générale, on comprend vite que ces dépressions rebelles constituent un véritable enjeu de Santé Publique.

Un médicament miracle pourrait bien supplanter les antidépresseurs classiques en offrant aux patients une probabilité d’efficacité bien supérieure, sur des délais d’action inespérés.

Le site spécialisé, Medscape, cherche à promouvoir un excellent article*, qui fait figure de référence internationale, sur le possible remède inespéré pour plusieurs troubles psychiques : la kétamine. Choisirunmedecin vous en propose la traduction intégrale.

*Ketamine for Treatment-resistant Depression: Recent Developments and Clinical Applications Jaclyn Schwartz; James W Murrough; Dan V Iosifescu Evid Based Ment Health. 2016;19(2):35-38.

Antibiotiques et prise de poids chez l’enfant

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Dans la dernière édition du Journal of the American Medical Association (JAMA), le Professeur Suzanna Esposito de l’Université de Milan, revient sur une étude concernant les antibiotiques et publiée au sein de la même revue le mois précédent. Selon un de ses illustres confrères de Philadelphie, les résultats obtenus y semblaient écarter un lien de causalité entre “survenue d’un surpoids chez l’enfant” et “usage précoce d’antibiotiques en population pédiatrique”. La pédiatre italienne semble pourtant, pour sa part, soutenir le contraire. Et force est de constater qu’une analyse critique dudit article visé et ses arguments statistiques font mouche !

GROSSESSE ET VITAMINES

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“Durant leur grossesse, la plupart des femmes enceintes qui prennent des compléments en diverses vitamines et des suppléments en sels minéraux gaspillent leur argent car sont peu susceptibles d’en avoir besoin” déclarent des chercheurs.

Un article britannique effectue le recueil des données médicales disponibles à ce sujet. Publié dans le Drug and Therapeutics Bulletin, il révèle que les femmes enceintes qui aspirent à offrir à leur bébé le meilleur départ dans la vie devraient plutôt se concentrer sur l’amélioration de leur régime alimentaire. Elles devraient par ailleurs se contenter de suivre les recommandations officielles des hautes autorités de santé nationales concernant les prises d’acide folique et de vitamine D.

Multivitamins in Pregnancy ‘Are a Waste of Money’ Peter Russell